Archives de Catégorie: Livres

A fleur de peau de James Barnaby

Un polar offert par mon amie MM… Merci j’ai beaucoup aimé 🙂

Une jeune femme Jane a des absences temporelles, il semblerait que ses crises se déclenchent à la vue des dessins animés de Walt Disney ! Bien qu’elle ait 19 ans les « méchants » des films lui font incroyablement peur.

Elle passe ses vacances dans une maison au bord d’un lac avec sa mère et son beau-père mais une nuit c’est le drame.

La police du coin ne s’embête pas avec l’enquête alors que la coupable semble directement désignée. Un agent électron libre du FBI ne semble pas penser la même chose.

Jane a besoin de soins, on découvre les pouvoirs de l’hypnose, positifs mais principalement négatifs…

Et on regardera de façon différentes les films historiques de Walt Disney qui sont le fil rouge du livre.

L’histoire complexe est riche en rebondissement, les complots psychologiques, les machinations se succèdent. Les personnages sont intéressants.

Il est écrit que sous le pseudonyme se cache un auteur français bien connu… Je ne vois pas qui cela peut être ! Connaissez vous James Barnaby ?

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Les vies de papier de Rabih Alameddine

Un livre ayant eu le prix Femina étranger que mon amie Odile m’a offert le soir du Jdad…

Merci 🙂 J’ai bien aimé.

Il s’agit de l’histoire d’une femme âgée libanaise. Elle se raconte, se souvient, nous fait part de ses réflexions au quotidien. Elle a été libraire, elle a traduit ses livres préférés en arabe sans les publier.

Son récit est truffé de référence littéraire mais aussi musicale, c’est très intéressant. Elle a aussi un certain humour dans l’écriture 😉

Et puis la vie à Beyrouth, les souvenirs des moments difficiles de guerre, les conditions de vie des femmes, le quotidien, de nombreux sujets sont abordés.

Un magnifique portrait de femme même si il n’y a pas vraiment d’histoire… Elle nous porte dans ses pensées…

Connaissez vous cet auteur ? Avez vous lu autre chose de lui ?

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Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaitre

J’avais hâte de retrouver Pierre Lemaitre, je ne savais pas qu’il avait parlé de trilogie pour Au revoir là-haut. Il s’agit donc de la suite !

Mais en fait il ne reprend que quelques personnages (on peut donc le lire sans avoir lu le précédent).

Madeleine Péricourt, la fille de et la soeur de… hérite de la fortune familiale, elle vit seule avec son fils Paul. Ce sont les années 30 et la crise financière.

Pas facile d’être une bourgeoise, mère célibataire dans la France des années 30. Madeleine évolue au cours du livre, elle se bat pour son fils, pour leur honneur, pour se venger. En qui avoir confiance ? Comment contrer le complot ?

La conjoncture internationale, le nazisme, l’Italie, l’époque est bien reconstituée notamment à travers le personnage de la cantatrice Solange Gallinato dont Paul est fan.

Je ne veux pas trop dévoiler l’histoire.

L’écriture de Pierre Lemaitre est fluide, le livre se lit malgré les 550 pages. J’ai préféré la seconde partie, le début est un peu lent et les personnages pas forcément sympathiques.

J’attends quand même le retour des polars de Pierre Lemaitre 😉 Même si ce livre est un peu construit comme tel, sans temps mort et avec une dose de suspense.

A lire si vous aimez Pierre Lemaitre…

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Koumiko de Anne Dubosc

Une amie de mon atelier sculpture m’a offert ce livre, l’auteure parle de sa mère et de leur relation. Elle a pensé à moi car de temps en temps je parle de ma mère a l’atelier (surtout ces derniers temps quand elle était à l’hôpital) …

Je ne connaissais pas cette auteure, l’écriture est fluide et agréable, poétique aussi.

Sa mère est excentrique et l’a toujours été, leur relation n’est pas simple mais avec la maladie, en tant que fille elle doit s’occuper d’elle.

La maladie, style d’Alzheimer, évolue vite et les met toutes les 2 dans l’urgence des sentiments.

Je ne vais pas vous en dire plus pour vous laisser le plaisir de la lecture.

Ce n’est pas ce que je vis avec ma mère car même si son AVC l’a laissé diminuée et qu’elle oublie pas mal de choses, ce ne sont quand même pas les mêmes symptômes.
Je ne sais pas si un jour ma mère sera en paix avec moi… Ce n’est pas si grave, ce qui serait bien c’est qu’elle soit en paix avec elle même !

Je vous conseille vivement ce joli livre d’amour.

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Horrora borealis de Nicolas Feuz

Un polar suisse reçu en cadeau en Suisse 🙂 Merci Anne…

Un bon polar… Walker marche dans Neuchâtel, il se sent suivi et préfère entrer dans le festival Festi’Neuch pour semer son poursuivant. Mais tout déraille….  Un flic en fin de carrière est appelé en urgence pour raisonner le preneur d’otage.

En parallèle il se souvient de son séjour en Laponie avec sa famille, le moment où sa vie a été totalement bouleversée.

Je ne veux pas vous en dire plus pour ne pas briser le suspense.

J’ai bien aimé l’intrigue même si quelques scènes sont un peu hard, cela fait penser au Bataclan, ce n’est pas facile…

Connaissez vous cet auteur ? J’ai vu qu’il a écrit d’autres polars, en avez vous lu ? Des conseils ?

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Un lundi parmi tant d’autres : La puissance de la joie de Frédéric Lenoir

Je profite que le thème de cette semaine soit : Prendre du temps pour soi : le programme idéal pour le détourner un peu et vous parler de ce livre qu’une amie m’a offert.

C’est un livre qui jongle sur la mode bien être et développement personnel mais l’approche est philosophique.

On apprend tout de ce que Spinoza ou Nietzsche ont pu écrire sur la joie, mais aussi les différentes religions et d’autres philosophes moins connus.

Il nous explique (je résume à ma façon) que l’on naît tous avec de la joie en nous. Que notre éducation, la vie que l’on mène, la société occidentale nous en prive souvent dans nos vies d’adulte.

Il donne de nombreuses pistes pour retrouver cette joie… de vivre simplement.

Le livre est bien écrit, je ne connaissais pas cet auteur, et facile à lire.

Cependant pour faire le lien avec le sujet de la semaine, ce n’est pas si facile. Cette joie de vivre, que l’on a en nous, que l’on peut trouver grâce à la méditation par exemple, me semble bien inaccessible.

J’ai eu le sentiment en lisant qu’il faut être seul pour réussir à s’occuper autant de soi. Bien sur si on est en paix avec soi-même, on est aussi plus en phase avec les autres, plus apte aux rencontres…

Il préconise de réfléchir à ce qu’on aime vraiment faire, et donc à essayer d’aller vers cet idéal. C’est bien gentil mais malheureusement quand on a une famille (ou pas d’ailleurs), on a besoin de travailler et on ne peut pas tout quitter simplement pour égoïstement je trouve être plus en phase avec soi-même.

Etre en joie, positiver, voir le bon côté des choses, j’essaie, je réussis parfois, souvent mais malheureusement les tracas de la famille, les contrariétés diverses, la charge de travail et les obligations qui pèsent sur moi me laissent peu de temps pour m’occuper de moi. Ok je ne sais pas vraiment faire et c’est loin d’être dans mes priorités.

Pour sourire, m’occuper de moi je le fais en allant voir des spectacles… Pour ce qui est de relaxation, méditation, sport ou encore trucs du genre massages… Je verrai cela dans une autre vie 😉

Cet été j’avais bien réussi à reprendre le dessin, j’ai aussi mon atelier d’art… Comme je vais être moins prise par ma mère, je vais essayer de reprendre mon crayon…

Et vous, que faites vous pour vous occuper de vous ? Donnez moi des conseils 😉

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Le tout dernier été de Anne Bert

Un livre sur le choix de mourir quand on le souhaite… Enfin pas vraiment, le choix de mourir avant que la maladie de Charcot devienne encore plus insupportable.

Car cette femme, Anne, femme active et aimant la vie ne voulait pas mourir. C’est une maladie incurable qui l’y oblige et elle a fait le choix de partir dignement en Belgique. En France cela est interdit.

Dans le livre elle raconte son dernier été mais aussi la découverte de la maladie, l’horreur de cette annonce, et le cheminement de ses pensées durant ses derniers mois de vie.

Ce n’est pas larmoyant, même pas vraiment triste. L’écriture est délicate, elle préserve ses proches, ses amis mais aussi j’imagine les autres malades. C’est son choix, sa dernière force, sa dernière liberté.

Elle est militante mais ce qu’elle souhaite en rendant son choix public c’est que justement chaque personne ait le choix de vivre ou mourir comme elle le souhaite, que la loi française permette le libre choix.

Bien sur ce livre est touchant, l’injustice de cette maladie est criante, le texte est émouvant et doit pouvoir donner de la force aux personnes atteintes ou qui ont des proches ayant cette maladie.

Ma mère qui n’a pas une maladie incurable mais fortement invalidante parle souvent de mourir, les médecins ne l’entendent pas et elle n’a je crois déjà plus la force de prendre une telle décision… C’est tellement compliqué la vie…

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