CCN – Ballet de Lorraine – Nouveau Théâtre de Montreuil

ELEMENTEN I - Room [Création 2016] - Chorégraphie : Cindy Van Acker - CCN Ballet de Lorraine - NancySoirée dans le cadres des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine Saint Denis au Nouveau Théâtre de Montreuil que l’on découvre à cette occasion.

( Souvenir car j’ai travaillé sur la place de la Mairie de Montreuil pendant les années 90, ça a bien changé !)

L’organisation de la soirée n’était pas top, beaucoup de retard et donc d’attente  mais le théâtre est agréable.

2 ballets étaient proposés par le CCN Ballet de Lorraine.

Une première pièce Elementen I – Room de Cindy Van Acker sur une musique de Alvin Lucier, enfin musique je ne sais comment l’appeler autrement mais c’était vraiment particulier. Le ballet est très géométrique, voire symétrique, c’est plein de bonnes idées en noir et blanc, mais ce n’est pas vraiment dansé… J’ai donc eu un peu de mal avec l’ensemble.

La deuxième Le Surréalisme au service de la Révolution de Marcos Morau commence par un extrait des Béatitudes et se termine par des percussions… Pas facile non plus ! Au milieu, il y a quand même eu de beaux ensembles des danseurs tout en dégradés de blancs fondus…

Pas toujours facile les spectacles de danse contemporaine….

ELEMENTEN I — Room est le premier opus d’une série de pièces de Cindy Van Acker, toutes inspirées des éléments du géomètre et mathématicien grec Euclide, dans lesquelles les déplacements des danseurs, leurs positions dans l’espace, l’écriture du mouvement, le rythme des lumières utilisent des principes géométriques.

Sur cette toile de fond, ELEMENTEN I — Room, créée à l’invitation du CCN — Ballet de Lorraine, prend appui sur la pièce mythique du compositeur Alvin Lucier, I Am Sitting in a Room dans laquelle un texte, énoncé par le compositeur, est enregistré et rediffusé jusqu’à ce que les fréquences naturelles et résonantes du lieu se renforcent et prennent le dessus sur l’aspect concret de la voix et la compréhension des mots. « La répétition tend un fil autour duquel la perception voyage, varie sans cesse l’ambitus de son intensité et est forcée de se rendre active, de regarder et voir, d’écouter et entendre, de sentir et recevoir », explique ainsi Cindy Van Acker. C’est donc d’abord par ce choix radical de la musique que la question des limites, qui traverse toutes ses pièces, s’introduit dans ELEMENTEN I — Room.
Cette question irrigue bien sûr également le langage corporel, la chorégraphe opposant toujours une résistance à la virtuosité des danseurs, pour les pousser au-delà de leurs capacités, sur des terrains inhabituels, jeu auquel se plient avec brio les interprètes du CCN — Ballet de Lorraine. ELEMENTEN I — Room ouvre ainsi un terrain où peuvent s’aiguiser les perceptions et les sensations, ceux des interprètes comme ceux des spectateurs.

Le Surréalisme au service de la Révolution :   Avec son collectif La Veronal, basé à Barcelone et composé d’artistes venant de la danse, du cinéma, de la photographie et de la littérature, Marcos Morau a le désir de représenter le monde qui l’entoure comme un reflet de son propre univers intérieur. À l’invitation du CCN — Ballet de Lorraine, il se lance dans une nouvelle aventure, toujours désireux de se confronter à d’autres corps, dans de nouveaux contextes.
Pour cette pièce, il s’inspire du surréalisme et notamment du réalisateur Luis Buñuel. « Je pense que l’intuition, l’inconscient et le surréalisme sont d’un côté, l’analyse, la réflexion de l’autre. L’esprit d’un créateur peut ouvrir toutes ces portes. Buñuel et les autres nous ouvrent ces possibilités » dit le chorégraphe.
    Le Surréalisme au service de la Révolution s’appuie ainsi sur la passion du tambour qu’avait le cinéaste, né à Calanda, en Aragon, où cet instrument était très présent. Lors de la semaine sainte, la tradition était de suivre « la route du tambour et de la grosse caisse » sur laquelle les hommes jouaient tous ensemble pour célébrer la mort du Christ. Pour le chorégraphe, le tambour doit être entendu comme un acte de pratique collective, une forme de système de communication où la diversité devient communauté, un instrument qui, comme l’évoque Buñuel, « pénètre l’inconscient collectif, fait trembler la terre sous nos pieds ».
« Un son isolé est un individu, une pensée, beaucoup de tambours forment une masse, la somme des deux est la révolution » affirme Marcos Morau.

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Une réflexion sur “CCN – Ballet de Lorraine – Nouveau Théâtre de Montreuil

  1. […] 11 # Jour 132 : Soirée au nouveau Théâtre de Montreuil où je n’étais jamais allée pour les rencontres chorégraphiques internationales du […]

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